Pourquoi le Parc Floral ?
Haut lieu des salons professionnels, aux portes de Paris, le Parc Floral s'imposait comme site idéal pour ce rendez-vous désormais incontournable.
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Jean-Claude Boucherat
Président du Conseil Economique et Social d’Ile-de-France

La première insuffisance que l’on peut relever, en matière de Logement social, sur notre territoire, est d’ordre quantitatif. Nous manquons de logements sociaux en Ile-de-France et ceci n’est pas un fait nouveau.

Le logement est un dossier central pour le Conseil économique et social régional (CESR).

Il renvoie à l’enjeu d’attractivité de l’Ile-de-France et à l’engagement de construire 70 000 logements par an dans le cadre du projet de Grand Paris. C’est un objectif ambitieux lorsque l’on sait que les 60 000 logements annuels, préconisés par le CESR et les 53 000 finalement retenus par le SDRIF de 1994, n’ont jamais été atteints.

Notre région capitale souffre de l’absence d’une gouvernance publique opérationnelle collective sur la question du logement. Toute initiative allant dans le sens d’une plus grande coordination des actions, de mise en cohérence des projets va dans le bon sens.

Ces deuxièmes Assises permettront à tous les acteurs de l’habitat francilien et aux maires d’Ile-de-France de se rencontrer, de mieux se comprendre pour mieux agir ensemble dès demain. Car il faut construire et construire pour tous en faisant du logement social mais pas seulement…

Comme nous l’avons dit aux États généraux du logement, nous ne parviendrons pas à répondre aux besoins des Franciliens sans améliorer la gouvernance régionale en matière de logement.

La solution ? Une organisation régionale du logement en Ile-de-France, fonctionnant sur le modèle du STIF, avec la participation de l’État, de la Région, des Départements et d’intercommunalités renforcées et avec les bailleurs.

En promouvant une densification à « échelle humaine », en renforçant la territorialisation des objectifs, en rénovant les processus de péréquation entre territoires (réforme du FSRIF), en mobilisant les ressources existantes (plus-value foncière, EPFR…), en soutenant les maires bâtisseurs, cette structure serait mieux à même de coordonner l’action de tous les acteurs du secteur, d’apporter une connaissance plus fine des données réelles de la construction et d’intégrer l’enjeu de renouvellement et de désenclavement des quartiers sensibles. Créer cet outil est une ardente obligation.

Ce n’est qu’ensemble que nous réussirons à atteindre l’objectif des 1,5 million de logements sur 25 ans, inscrits dans le SDRIF et c’est ensemble que nous parviendrons à réduire l’écart entre les 350 000 demandes de logement social et les 80 000 attributions annuelles…

Les 2èmes Assises de l’Habitat Francilien offrent une occasion unique de voir se concrétiser cette volonté de travailler ensemble.

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