Afin de faire face à la pénurie de logements en Ile-de-France, nous construisons le plus possible. Le diagnostic est simple à établir : la crise du
logement Francilien reste une crise de l’offre et cela est vrai pour tous les types de logements et pas seulement pour l’habitat social. Ceci est une véritable spécificité Francilienne.
Notre région construit moins que les autres, alors que la pénurie y est plus importante qu’ailleurs. On a accumulé, depuis une vingtaine d’années, un retard considérable. On se confronte donc à une demande de plus en plus importante de logements sociaux ; ce qui a pour effet de constituer des files d’attentes considérables ; avec tous les problèmes sociaux-économiques que cela engendre.
Je pense que le Salon de l’Habitat Francilien sera un lieu de rencontres qui permettra de regrouper les organismes et les Elus autour d’une table afin d’évoquer, une par une, les problématiques à résoudre. Cependant, le diagnostic est déjà largement entamé.
Nous devons sortir du temps de la réflexion pour entrer dans celui de l’action. Le Schéma Directeur doit permettre de réaliser ces actions. De même, il faut que les documents d’urbanisme prennent en compte les objectifs que préconise le SDRIF. Or, ce n’est pas toujours facile, car pour les maires, cela représente des investissements considérables. Ensuite, il faut poser le problème du financement des logements sociaux.
Ce salon doit nous inciter à poursuivre nos efforts et aller encore plus loin. J’aimerais que ce salon nous permette d’évoquer les sujets nécessaires à la poursuite del’impulsion que nous donnons dans ce domaine comme, par exemple, la coordination entre les différents acteurs, la mise en œuvre du Schémas Directeur, la question des plans d’urbanisme et la loi Dalo ; sans oublier, bien entendu, tout le programme de rénovation urbaine. |